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La Linux Foundation tient sa clé pour le Secure Boot

jeudi 8 novembre 2012, par pascal


Depuis que la société de Redmont a opté pour le « Secure Boot » pour les PC sous le dernier système d’entreprise, un grand désarroi règne dans la communauté Linux. Cette fonctionnalité de démarrage sécurisé, directement intégrée à l’UEFI (interface micrologicielle extensible unifiée), empêche de facto l’installation de tout autre système d’exploitation. La société transmet en effet une signature numérique aux constructeurs de cartes mères certifiées pour son système.


 


Plusieurs éditeurs de distributions Linux (Red Hat, SUSE et Canonical) sont allés de leurs propres négociations avec Microsoft pour trouver un compromis, une situation qui exaspère la Linux Fondation déterminée à trouver une solution et à resserrer les rangs.


 


Après quelques jours de la sortie officielle du système de fenêtres le 26 octobre, la fondation s’investit pleinement pour résoudre ce problème des restrictions de démarrage. Elle vient en effet de mettre au point un moyen pour contourner le démarrage sécurisé pour permettre aux utilisateurs de systèmes d’exploitation open source de continuer à booter sur du matériel certifié pour le système propriétaire.


 


Contrairement au BIOS actuel, où l’on peut interrompre le processus et avoir accès à l’interface du BIOS pour en modifier les options, le processus de démarrage UEFI modifié n’autorise pas une telle manœuvre.


 


James Bottomley, le président du conseil technique de Linux Fondation, vient d’annoncer que la fondation allait bénéficier d’une clé ainsi que d’un petit programme d’amorçage « pre-bootloader ». Ce programme va charger une chaîne d’amorçage prédéfinie sans aucune vérification de signature et ainsi rendre possible le démarrage de tout autre système d’exploitation.


 


Cependant, arracher cette clé des mains de compagnie basée près de Seattle devait prendre un certain temps. Chose faite, le « pre-bootloader » sera bientôt disponible afin qu’il soit exploitable pour toute la communauté open source.


 


Si les distributions Linux peuvent booter sur du matériel avec cette clé, il n’y aurait que les anciennes versions de la firme de Redmont qui ne le pourront pas. Ceci ne pourrait-il pas entraîner une fuite vers Linux des adeptes de ces anciennes versions voulant travailler sur ce nouveau matériel ? L’entreprise née à Albuquerque y a certainement pensé et préférerait orienter les utilisateurs vers le nouvel OS.


 


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