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MMMag : L’informatique en solidaire

dimanche 27 septembre 2015

Fondateur et Président de l’association Montpel’libre, Pascal Arnoux œuvre à la diffusion du logiciel libre. Animé par une vraie philosophie du partage, il a développé des partenariats avec des associations de personnes handicapées, la Maison des Ados et la fondation Emmaüs, notamment. Quand l’informatique a aussi le goût des autres.

Cet homme est capable de vous raconter l’histoire des systèmes d’exploitation depuis leur création. À 53 ans, Pascal Arnoux ne fait pas partie de la génération Y, née avec le numérique, mais de la génération X, qui a découvert à l’âge adulte les premiers « personal computer » (PC) puis internet. « À l’époque, je travaillais dans la mise en page. J’ai rapidement adhéré au mouvement du logiciel libre, qui émergeait comme alternative face aux géants Microsoft et Apple », raconte-t-il. Il ne s’agit pas seulement de gratuité. « Il véhicule des valeurs de liberté et de partage. Quand on est libriste, on adhère à une communauté d’utilisateurs qui ouvre ses données au lieu de les monétiser ». En 2008, il fonde l’association Montpel’libre et organise son premier Salon du libre à l’Université de Montpellier. C’est là qu’il travaille comme technicien, spécialisé dans le recyclage des déchets d’équipements électriques
et électroniques. Installé à Montpellier depuis près de 30 ans, cet amateur de bidouille informatique consacre la majeure partie de ses loisirs à sa passion. Seuls sa famille, il est père de trois enfants, le vélo et la cuisine peuvent le détourner de ses ordinateurs.

Un ordi dans un jerrican
« Bon nombre de personnes ont recours à des logiciels gratuits de retouche photo ou de traitement de texte, mais généralement ils ne vont pas plus loin ». Pascal Arnoux, lui, utilise aussi un système d’exploitation libre, de type Linux, à la place des systèmes livrés par les constructeurs. Il a développé des programmes et peut même assembler un ordinateur à partir de pièces récupérées sur d’autres. « Les Africains nous ont montré comment monter un ordi dans un jerrican. À Emmaüs, Gaby en reconditionne un à partir de 2 ou 3 autres, avant de les revendre 70 à 110 €, sous système d’exploitation Emmabuntus, un genre de Linux. » Les membres de son association y vont régulièrement, pour accompagner les utilisateurs dans la prise en main du système. Même chose à la Maison des Ados ou auprès d’associations de l’économie sociale et solidaire « qui ont recours au logiciel libre pour faire des économies ». L’association anime aussi, depuis 9 ans, des « install party », où les confirmés accompagnent les débutants. « Je me souviens de Catherine, une retraitée qui ne connaissait même pas le clic droit. Depuis, elle s’est prise au jeu ». Plus récemment, Montpel’libre a été missionnée par la Ville de Montpellier pour
réaliser des « cartoparties », afin de recenser les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite. Des associations, comme les Amoureux de Candolle dernièrement, vont collecter les données en ville avant de les transmettre à la vingtaine de libristes qui les rentrent ensuite sur des cartes. « Nous ne sommes pas des troglogeeks au fond d’un garage », précise Pascal Arnoux. Pour preuve, il a un projet : fonder une
Maison des Biens communs. On y trouverait des logiciels libres, mais aussi des vélos ou des outils...

À lire sur la page 20 du MMMag n°8 et à partager bien sûr.

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