Accueil > Actualité / Informations > FSFE - Novembre 2010

FSFE - Novembre 2010

dimanche 7 novembre 2010, par pascal

 

Cette édition de la lettre d’information de novembre explique comment nous allons à l’encontre du travail de lobbyisme des organisations propriétaires au niveau européen, ce que nous faisons au niveau des Nations Unies pour informer le public sur les dangers des brevets logiciels, ce que nous sommes en train d’accomplir pour nous débarrasser des publicités pour des logiciels non libres sur les sites web publics et ce que vous pouvez apporter pour faire la différence.

En plus de cela, la Document Foundation a été créée pour prendre en charge le développement de Libre Office. De plus en plus d’organisations attirent l’attention sur les dépenses gouvernementales sur des logiciels non libres, comme par exemple le groupe parlementaire Digital Sustainability en Suisse et notre association partenaire ANSOL au Portugal (en portugais). Les fellows autrichiens ont demandé aux partis politiques à Vienne quelle était leur position sur les sujets relatifs aux logiciels libres, les interviews de Fellows ont repris avec Leena Simon, Karsten a donné une conférence sur le thème « Puissance et Liberté » au TEDx qui a été enregistré (bittorent), et j’ai pour ma part (Matthias) informé les auditeurs de Dradio Wissen sur les

licences libres (allemand).

 

Les faits contre les fictions de la BSA sur les standards ouverts

Les standards ouverts sont encore un sujet brûlant à Bruxelles. Là où il y a des standards ouverts, les logiciels libres ne sont pas loin. C’est pourquoi nous militons pour les standards ouverts dans les règles et recommandations que la Commission Européenne édicte pour les institutions publiques en Europe. Par exemple, nous documentons les changements des nouvelles recommandations européennes sur l’interopérabilité (Cadre Européen d’Interopérabilité (EIF : European Interoperability Framework)), nous publions des analyses, et grâce à la

Journée de Libération des Documents nous attirons l’attention d’un public plus large sur le sujet.

 

Mais les standards ouverts ne font pas l’unanimité autour de nous . La Business Software Alliance (BSA), un groupe de lobbyistes pour logiciels propriétaires, fait pression sur la Commission européenne afin de retirer les traces restantes du soutien aux standards ouverts dans la dernière version du Cadre Européen d’Interopérabilité (EIF).

Nous avons obtenu une copie de la lettre envoyée à la Commission par la BSA. Nous avons

analysé leurs arguments et expliqué pourquoi leurs revendications sont infondées et pourquoi les standards ouverts sont la clé de l’interopérabilité et de la concurrence sur le marché européen du logiciel. En résumé, nous avons traité les point suivants :

  • Les licences de brevets libre de restriction élargissent la participation et promeuvent l’innovation
  • Les exemples de standards cités par la BSA sont hors-sujet dans le domaine des logiciels
  • Mettre les logiciels sous licences (F)RAND est injuste et discriminatoire
  • La lettre du BSA à la Commission n’est pas soutenue par ses propres membres, encore moins par l’industrie du logiciel dans son ensemble
  • (F)RAND est incompatible avec les licences logiciels libres les plus répandues
  • Des spécifications sans restriction d’utilisation vont promouvoir la normalisation, la concurrence et l’interopérabilité

Nous avons envoyé une lettre contenant ces arguments à la Commission européenne pour soutenir les standards ouverts et l’interopérabilité, et avons

informé la presse. Bien que ce sujet soit plutôt complexe, plusieurs médias s’en sont emparés. Vous pouvez notamment être intéressé par un article de Glyn Moody à propos de

 

« Quelques (derniers) mots sur les licences FRAND » (en anglais).


 

Répondre à cet article

Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © digitalnature sous Licence GPL