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7 points clés pour migrer en toute quiétude de Windows à Linux

vendredi 18 novembre 2011


Les nouveaux utilisateurs de Linux ont tendance à commettre des erreurs lorsqu’ils l’utilisent pour la première fois. La raison principale étant que lorsque l’on arrive du monde Windows, l’utilisateur pense pouvoir garder les mêmes habitudes sous Linux. Le matériel utilisé étant souvent le même (le PC familial), l’utilisateur pense se trouver face à la même machine. Ce qui est effectivement le cas d’un point de vu matériel, mais le système d’exploitation (OS) est totalement différent. Différent au même titre que l’utilisation d’un Mac sous OS X est différente de Windows. Et pourtant, passer à Linux n’est pas plus compliqué que de passer à OS X. Le temps d’apprentissage de la ligne de commande et l’utilisation intensive du terminal est révolue et de nombreux outils sont disponibles afin de procurer une expérience graphique à l’utilisateur optimale.


Il n’est pas question dans ce dossier de dénigrer ou de mettre en avant un système d’exploitation par rapport à un autre. Chaque OS a ses avantages et ses inconvénients. Windows est un standard depuis de nombreuses années parce que (et c’est ce qui est principalement reproché à cet OS) pré-installé sur le parc PC mais comporte de nombreux virus. OS X (le système d’exploitation du Macintosh) est un excellent OS très stable et peu sujet au virus, mais vendu uniquement sous le matériel d’Apple ; matériel souvent considéré comme cher par le grand public. De plus, chaque nouvelle version du système d’exploitation est payante. Linux est un très bon OS sans virus et gratuit mais peut être trop touffu par la présence de nombreuses distributions, et des forums parfois trop orientés sur la technique et compréhensible seulement par les initiés.



 


1 – Linux est gratuit ?


Oui Linux est gratuit, la plupart des distributions le sont et comprennent souvent un nombre conséquent de logiciels permettant ainsi d’avoir un système opérationnel dès l’installation pour la bureautique, la musique, la vidéo, Internet… Mais tout ce qui est lié à Linux ne l’est pas forcément. Certains logiciels sont payant tout comme vous achetez des logiciels sous OS X ou Windows.


Les distributions GNU/Linux sont beaucoup plus que de simples systèmes d’exploitation. Ces distributions contiennent également des milliers d’applications centralisées sous forme de dépôts. Les compagnies ou fondations à la base de ces distributions essaient de déterminer les besoins des utilisateurs et assemblent une distribution cohérente de logiciels qui y répond.


Il existe également des programmes commerciaux qui peuvent prendre la forme de suites bureautique, de jeux, de logiciels d’édition de vidéo, de compatibilité binaire avec Windows, de machine virtuelle… En plus de ce que vous avez avec une distribution, vous pouvez trouver de nombreuses applications commerciales de sociétés tierces. Certaines sont libres de tous problèmes légaux, le droit de les utiliser est défini par la GNU General Public License (GPL), mais la plupart sont propriétaires et vous ne pouvez pas les partager légalement avec d’autres utilisateurs. En général, lorsque vous entendez parler de Linux comme étant "free", cela correspond à la dernière définition, libre selon les termes définis par la licence.



 


2 – Le choix de la distribution


Tout le monde a entendu parler voir utilise une distribution Linux (sans même le savoir). Chaque personne de votre entourage va avoir une opinion sur Linux et la distribution avec laquelle vous devriez commencer. La plupart de ces opinions peuvent ne pas être pertinentes. Les utilisateurs de Linux sont souvent de mauvais conseils dans le choix d’une distribution car ils ont trop souvent une vision "altérée" suite à leur engagement à une distribution et ont donc peu de considération pour les besoins des nouveaux utilisateurs. Les experts de Linux sont souvent trop éloignés de leurs premières expériences sous Linux et sont trop engagés avec des distributions difficiles à prendre en main telles que Debian, Slackware, Gentoo, etc… De plus certaines idées dans ce milieu ont la dent dure : pourquoi pourriez-vous vous en sortir facilement avec une distribution simple à utiliser alors qu’eux avaient dû tout faire en ligne de commande la première fois qu’ils ont utilisé Linux il y a dix ans ?


Chaque distribution à ses avantages et ses inconvénients. Un bureau GNU/Linux est une affaire de goût, et aucune distribution ne réunit l’idéal que vous cherchez. Si vous démarrez avec Linux, vous pouvez considérer que l’une des distributions ci-dessous peut correspondre à votre besoin :


Ces distributions démontrent incontestablement leur qualité depuis des années. Ces compagnies produisent régulièrement des distributions de haute qualité qui fonctionnent généralement sur une large gamme de machines. Toutes ces distributions sont des distributions non commerciales, aussi vous n’avez rien à payer et l’accès au téléchargement de l’une d’entre elles est sur leur page d’accueil respectives.



 


3 – La compatibilité de son matériel


C’est peut être là que votre choix envers une distribution sera orienté. Linux est compatible avec un grand nombre de matériel, mais comme vous le savez probablement, les industriels se sentent peu concernés lorsqu’il s’agit de développer des pilotes sous Linux. Les développeurs Linux mettent donc à disposition un grand nombre de pilotes compatibles avec votre matériel qu’ils ont développé eux-même et il est rare qu’un périphérique ne fonctionne pas sous Linux.


Votre carte graphique sera sans doute un des éléments déterminant dans le choix d’une distribution. AMD ATI et NVIDIA proposent des pilotes "natifs" pour Linux, mais ils ne sont pas parfait et en deçà de leur version Windows. Pour l’histoire, il y a quelques années, il était recommandé aux utilisateurs de choisir une carte graphique NVIDIA car le pilote était plus simple à mettre en place que celui d’AMD ATI. Mais depuis peu, NVIDIA à annoncé qu’il n’y aurait pas de pilote Linux optimisé pour ses cartes graphiques basées sur Optimus. AMD ATI, quant à lui, propose un pilote Linux prenant en charge la technologie PowerXpress et ce nativement mais, a abandonné tout support pour des cartes graphiques un peu "anciennes". Dans tous les cas, il existe des alternatives "libres" à ces pilotes graphiques que la plupart des distributions proposent par défaut.


Chaque distribution a une méthode qui lui est propre dans le cadre de l’installation du pilote graphique. Ubuntu propose juste après une installation, d’installer le pilote graphique. Sous Fedora c’est à la main.


De façon plus générale, chaque distribution propose de longues listes de matériels compatibles.



 


4 – Le partitionnement


Si vous venez du monde Windows, vous êtes probablement habitué à avoir une seule partition nommée "C :" sur votre disque dur qui contient le système d’exploitation, toutes vos applications, vos données… Si vous avez acheté votre ordinateur chez Acer, HP, ou Hewlett Packard (ce ne sont que des exemples), vous avez plusieurs partitions nommées "C :", "D :", "E :" dont l’une d’entre elles sert à la restauration de Windows.


Linux fonctionne un peu différemment. Lors de l’installation, la plupart des distributions demandent de définir manuellement le partitionnement. Certaines d’entre elles proposent aussi de le faire pour vous, mais ce choix est peu recommandable dans la mesure où l’on ne maîtrise pas les opérations qui vont être effectuées sur le disque dur. Pour obtenir les meilleures performances de votre système, il sera préférable d’avoir une partition racine nommée "/" une partition pour le fichier d’échange nommée "swap", et une partition pour votre dossier utilisateur nommée "/home".



 




 


La partition racine sert à démarrer votre système et contient toutes les applications que vous utiliserez au quotidien. Une taille de 10Go est recommandée et 20Go est plus que suffisant. Oui c’est peu, mais le chapitre 5 va vous expliquer pourquoi.


La taille de l’espace d’échange (swap) doit correspondre à 50% voir 100% de la capacité mémoire de votre système. Si par exemple vous disposez de 2Go de mémoire vive (RAM) votre espace d’échange doit au minimum faire 1Go et au maximum 2Go. Si vous avez beaucoup d’espace sur votre disque dur (plus de 100Go), ça ne peut pas faire de mal de créer une partition d’échange plus grande.


Et pour finir, la partition « /home » peut prendre le reste de votre disque dur.


Vous pouvez également avoir une partition Windows et choisir de démarrer votre ordinateur soit sous Windows soit sous GNU/Linux grâce à ce que l’on appelle un dual-boot. Pour cela, il faut installer Windows en premier lieu. Créez une seule partition pour l’OS de Microsoft, et assurez-vous qu’elle ne soit pas trop grande afin qu’elle n’empêche pas l’installation de Linux selon le principe de partitionnement évoqué dans ce chapitre.



 


5 – Installer des programmes, les sources logiciels, les dépôts


Sous Windows, vous avez l’habitude lorsque vous souhaitez installer un programme, de prendre le CD, de l’insérer dans le lecteur et de cliquer sur suivant, suivant etc… L’autre solution consiste à télécharger l’exécutable ".exe" , de double-cliquer dessus et de procéder de la même façon que précédemment lors de l’apparition de la boite de dialogue. Cela peut paraître avantageux, mais c’est aussi très gourmand en espace disque puisque chaque programme installe ses propres bibliothèques.



 




 


Sans rentrer dans le détail, sous Linux, chaque distribution propose un gestionnaire de logiciels plus ou moins élaboré en fonction de la distribution que vous avez choisi. Pour installer un programme, il suffit en règle générale de chercher son nom dans le gestionnaire de logiciels et de l’installer. Nul besoin de télécharger un programme sur Internet puisque c’est ce gestionnaire qui se charge de tout. Autre avantage de ce procédé, les bibliothèques servant à vos logiciels favoris sont partagées, réduisant ainsi considérablement l’espace disque.



 


6 – Les droits d’administration.


Sous Windows, vous travaillez en général soit en tant qu’administrateur, soit en tant qu’utilisateur possédant les droits d’administrateur. Sous Linux, vous vous connectez en général en tant qu’utilisateur à accès restreint, et ne passez en tant qu‘administrateur (vous rencontrerez souvent le terme "root") que lorsque vous avez besoin d’ajouter ou de supprimer un programme, changer des paramètres importants du système ou régler la configuration matérielle.


Cela peut paraître déstabilisant au début, mais cela évite aussi de nombreux désagréments, puisque si le mot de passe administrateur est requis c’est que vous allez intervenir dans le fonctionnement de votre système. Il peut s’agir de l’installation d’un programme, mais dans le doute, si vous ne savez pas ce que vous faites, il vous suffit d’annuler l’action que vous exécutiez pour ne rien "casser" à votre système.



 


7 – Pourquoi abandonner ?


Vous l’aurez compris Linux n’est pas Windows. Certaines distributions tentent de ressembler à Windows ou au Mac autant que possible, mais il subsiste des différences majeures. Se familiariser avec ce nouvel environnement demandera forcément un certain temps. Il faudra vous adapter à de nouveaux logiciels, à une nouvelle interface, à une nouvelle manière de faire. Mais une fois cet obstacle initial franchi (plus rapidement que vous ne le croyez), vous réaliserez vos taches courantes aussi facilement (voir plus) que sous votre système d’exploitation précédant.


Essayer Linux n’est pas un saut aussi important que jeter votre PC et acheter un ordinateur Apple. Plus votre frustration avec Windows sera grandissante, plus le passage à Linux sera facile.


 


Source Dailylux



 

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